Un traité d’extradition avec la Chine inacceptable

20 Jan 2021 | Nouvelles

Une réponse de la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR) à une question de la députée Annick Ponthier, du Vlaams Belang, montre que la Belgique a ratifié le traité d’extradition qu’elle a conclu avec la Chine le 26 décembre 2018. Pour Annick Ponthier «Ce traité constitue une menace réelle pour les militants prodémocratie, comme ceux de Hong Kong».

«En ratifiant un traité, un État décide d’être formellement lié par celui-ci. «En agissant ainsi, la Belgique accorde donc sa confiance à la Chine concernant les droits de l’homme et l’application du principe de droit à un procès équitable, ce qui est assez naïf. Nous avons tout de même bien affaire ici à une dictature communiste inhumaine», martèle Annick Ponthier. Le Vlaams Belang est convaincu que Pékin “interprétera” chaque terme de ce traité comme il l’entend. Il est remarquable de constater que les écologistes et les socialistes se sont toujours fermement opposés à ce traité quand ils étaient dans de l’opposition, mais maintenant ils l’ont tranquillement ratifié.

Comment la Belgique compte-t-elle vérifier si le gouvernement chinois tient ses promesses? Comment pourrons-nous suivre le parcours des personnes livrées à la Chine dans le cadre de ce traité et s’assurer que leurs droits sont respectés? De nombreux pays ont refusé de signer un tel traité avec Pékin et c’est ce qu’aurait dû faire la Belgique aussi. De même, le Vlaams Belang est intervenu au Parlement européen pour qu’aucun traité d’extradition ne soit signé avec la Chine ou pour le moins qu’il ne soit pas fait suite aux demandes d’extradition exprimées par la Chine parce que ces demandes concernent la plupart du temps des dossiers à forte connotation politique.

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