Encore 800.000 euros d’aide à la communauté Rom: le bon choix?

05 Déc 2020 | Communiqués

Le Vlaams Belang n’est pas du tout satisfait de la prolongation du budget de 800.000 euros par an pour la lutte contre la pauvreté dans la communauté Rom en Flandre. Ce montant a été révélé grâce à la réponse à la question parlementaire que la députée au Parlement flamand Suzy Wouters (Vlaams Belang) donnée par le ministre de l’Intégration civique Bart Somers (Open Vld).

Depuis 2012, ce ne sont pas moins de 800.000 euros qui sont alloués chaque année au développement d’activités de quartier à destination des Roms à Anvers, Gand, Bruxelles et Saint-Nicolas. Dans ces villes, les «stewards-roms» tentent de contribuer à l’intégration des familles gitanes principalement venues d’Europe de l’Est. Ces «stewards de quartier» agissent comme des travailleurs sociaux qui aident au travail, à la maison, à l’école et à l’aide administrative. Le ministre de l’Administration publique, Bart Somers (Open Vld), a qualifié cette opération de «projet réussi qui soutient l’intégration des familles roms et s’attaque aux problèmes sociaux». La réalité est bien différente.

Les projets étaient prévus pour une durée de 4 ans, c’est du moins ce que stipulait le premier mémorandum rédigé en 2012: «Le développement d’une approche locale approfondie et une approche maximale du groupe cible doivent être réalisables en quatre ans”. Suzy Wouters donne un grand coup de pied dans la termitière: «Il est irresponsable qu’un projet aussi coûteux qui ne parvient apparemment pas à réaliser ses objectifs soit financé pour la troisième fois par le gouvernement flamand. Le conte de fées des «stewards de quartier», qui devaient empêcher les Roms de continuer à vivre dans la pauvreté ou l’isolement, échouera forcément à nouveau.» 

“Encore une fois un montant énorme en faveur de la communauté Rom, alors que tant de Flamands plongent dans la misère”

Suzy Wouters

Vlaams Parlementslid, Vlaams Belang

«Il est aussi inadmissible que ces Roms soient soutenus par des stewards spécialement recrutés pour eux, alors que tant de Flamands vivent dans la pauvreté et ne reçoivent pratiquement aucune attention de la part des pouvoirs publics», poursuit Wouters. «Nous devons investir dans l’aide à ces 640.000 personnes de la Région flamande qui vivent avec un revenu du ménage inférieur au seuil de pauvreté.

En 2011, le Vlaams Belang avait jugé ces «stewards-roms» peu convaincants. Mais maintenant la preuve est faite que nous avions déjà raison à l’époque, puisque nous en sommes à la troisième prolongation de ce financement. C’est bien la preuve que cela ne fonctionne pas, que les résultats sont médiocres voire inexistants. Il y a dix ans, nous avons considéré qu’une telle politique de naïve générosité allait créer un effet de pompe aspirante. Aujourd’hui les faits nous donnent, une fois de plus, raison: Il y a 30.000 Roms en Belgique et peut-être même beaucoup plus, dont environ 11.000 à Bruxelles en 2019.

La libre circulation des personnes dans l’UE ne donne à personne le droit de déménager dans un autre pays pour y réclamer des allocations sans jamais avoir travaillé dans le pays d’arrivée. Ce principe s’applique aux salariés, aux indépendants et aux personnes financièrement autonomes. Les Roms qui n’ont jamais travaillé chez nous font appel à nos services sociaux, nous sommes d’avis qu’ils doivent être systématiquement expulsés et que nos moyens financiers soient utilisés au profit exclusif de notre propre peuple.

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