Le trône de von der Leyen vacille

10 Juil 2025 | Nouvelles

Le vote de confiance qui a eu lieu cet après-midi au Parlement européen à Strasbourg représente un camouflet pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Bien qu’une majorité ait maintenu sa confiance en sa présidence, le résultat constitue un revers évident pour son leadership autoritaire.

« Ce que nous voyons ici est un signal clair : le Parlement en a assez de la mauvaise gestion et de la tyrannie de von der Leyen. »

Pour la première fois en dix ans, le Parlement européen a voté aujourd’hui sur une motion de censure. La longue série de scandales, avec le « Pfizergate » comme point culminant, ainsi que l’ingérence de plus en plus flagrante de la Commission européenne dans les affaires intérieures d’États membres comme la Roumanie, sont à l’origine de cette motion. Le chef de délégation européen Tom Vandendriessche est catégorique :

« Les accords obscurs de von der Leyen finissent enfin par lui coûter cher. Pendant des années, elle a gardé secrètes ses communications avec Pfizer, et même la Cour européenne a jugé qu’elles devaient être rendues publiques. Pourtant, elle a continué à retenir des informations. Qu’est-ce que le citoyen européen ne doit surtout pas savoir ? »

Le vote de confiance ne porte pas seulement sur le Pfizergate, mais sert aussi de baromètre politique pour la politique menée par la Commission von der Leyen. Le nombre important de votes pour sa destitution, ainsi que de nombreuses abstentions, soulignent la faible majorité avec laquelle von der Leyen survit politiquement.

« Le trône de von der Leyen vacille. Les citoyens l’ont déjà sanctionnée lors des élections pour sa politique climatique délirante, la perte de pouvoir d’achat et sa politique désastreuse de frontières ouvertes, mais elle a continué comme si de rien n’était. Ce régime gouverne contre la volonté du peuple. C’est pourquoi nous avons voté pour sa destitution au Parlement européen, » déclare Vandendriessche.


« L’évolution de la N-VA en parti du système est désormais complète »

La motion de censure a été déposée par le député roumain Gheorghe Piperea, membre des Conservateurs et Réformistes européens (ECR). Malgré cette initiative, la N-VA a choisi de maintenir sa confiance en Ursula von der Leyen.

« En tant que seul véritable parti flamand, le Vlaams Belang a voté contre Ursula von der Leyen. Le PTB aussi a voté contre. Tous les partis flamands du système, y compris la N-VA, ont voté aujourd’hui pour plus de la même chose. Pour plus d’immigration, plus de folie climatique, plus de contrôle de l’opinion via le DSA, plus de dettes européennes et moins de pouvoir d’achat. Le parti qui prétend mettre de l’ordre comme ‘bon père de famille’ au niveau fédéral montre au Parlement européen ce qui l’intéresse vraiment : faire docilement partie du pouvoir. L’évolution de la N-VA en parti du système est désormais complète. »