Réponse à un bobo professionnel, inquisiteur frénétique, agité du bocal et… professeur d’université

Le Soir en ligne du 24 juin 2018 publiait la chronique de Vincent Engel intitulée « Merci les jeunes du Vlaams Belang! » Ce texte haineux et prodigieusement partial méritait une réponse. Le texte de Monsieur Engel est accessible sur le site du journal Le Soir. Pour rappel, il s’agit de l’action menée par les jeunes du Vlaams Belang auprès des illégaux du parc Maximilien. Ils avaient communiqué à ces illégaux les noms, adresses et numéros de téléphone de professeurs d’université qui avaient signé une pétition (ils étaient 1.000) en faveur des « migrants » et plus particulièrement pour l’octroi immédiat d’un titre de séjour en faveur des parents d’un enfant tué accidentellement il y a quelques semaines alors que ces mêmes parents irresponsables avaient méprisé à plusieurs reprises les lois de notre pays.

Wikipédia nous apprend que l’auteur de ces élucubrations, Vincent Engel, est «Professeur de littérature contemporaine à l’Université catholique de Louvain (UCL) et d’Histoire des Idées et de Formes Littéraires à l’IHECS, il a écrit de nombreux essais, romans, nouvelles ou pièces de théâtre. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, il tient une chronique hebdomadaire très orientée à gauche, pour Le Soir en ligne consacrée aux « ennemis intérieurs de la démocratie. »» Bien. Le décor est planté.

Ce billet «d’opinion» n’est ni drôle, ni instructif, ni incisif, ni talentueux, ni ironique, ni caustique, ni spirituel, ni intéressant, ni utile, ni sarcastique, ni littéraire, ni salvateur, ni édifiant, ni passionnant, ni primesautier, ni revigorant, ni perspicace, ni constructif, ni même astringent.
Ce n’est donc pas grand-chose. Tout au plus une petite crise de nerfs d’un petit militant de gauche, bobo comme pas deux, qui s’indigne de ce que sa propre caste soit ridiculisée par des jeunes sans complexes. Il les envie peut-être. Vivre sans tabous, libéré de la camisole de l’ordre moral du «camp du bien» doit être grisant. Vincent Engel hume le parfum de la liberté et cela lui donne le tournis, des regrets peut-être. Revenu à sa terne condition de caporal-chef de l’armée de la nouvelle inquisition, Engel se venge en faisant de l’excès de zèle, jusqu’à l’absurde, jusqu’à l’ennui. Sa bafouille se veut ironique, voir caustique. En réalité elle est recuite. On est dans le scrogneugneu, dans la vaticination et même dans la véhémence parfois, mais n’est pas Céline qui veut et tout cela tombe donc complètement à plat. Tant de platitude militante ne fait pas rire, ni même sourire. Ce texte est indigne du curriculum vitae de l’auteur. Un passage à vide peut être. Parce que c’est bien de vide dont il s’agit.
Les 1.000 «consciences» universitaires se sont clairement positionnées dans une logique immigrationniste. Ne demandaient-ils pas un permis de séjour immédiat pour les parents de cet enfant tué accidentellement. Ces personnes sont-elles oui ou non en séjour illégal sur notre territoire? Nos 1.000 professeurs de morale demandent donc de nier les lois, d’octroyer des passe-droits à des personnes qui ont fait le choix de se mettre dans la plus complète illégalité en risquant même la vie de leurs enfants, avec une tragédie pour résultat. Mais, comme c’est très souvent le cas, cette élite fière et dominatrice se pense au-dessus des lois, au-dessus du vulgum pecus qu’au fond elle méprise. Oui, le vide qui sépare la réalité, incarnée par les jeunes du Vlaams Belang, des élucubrations d’une «élite» décadente est sidéral et Vincent Engel est son porte-drapeau du jour.
Au fait, Monsieur Engel accueille-t-il des «migrants» chez lui? S’est-il proposé d’accueillir les parents de l’enfant décédé chez lui, pour les entretenir à ses frais? Rappelons tout de même que ceux qui «profitent» en première ligne de l’enrichissement par la diversité, ce ne sont pas les professeurs d’université, mais ce sont les plus faibles d’entre nous. Ceux qui font déjà face à la pauvreté, à la maladie, aux logements insalubres, aux quartiers islamisés et à la violence urbaine. Les «migrants», c’est un «petit cadeau» en plus. Vincent Engel peut remplir quatorze volumes de sa prose riquiqui, rien n’y fera, l’addition se paiera au mois de mai 2019, lors des élections fédérales, régionales et européennes.

 

Patrick Sessler

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