Interview de Issa Messin, auteur d’un roman choc anti-islamiste et anti-socialiste

Bonjour Issa Messin, voulez-vous nous dire en quelques mots qui vous êtes et présenter votre livre « Saladin de Saint-Josse ou l’adieu aux géraniums » ?

J’ai beaucoup de points communs avec le personnage de mon roman. Je suis né sur le rivage sud de la Méditerranée, j’ai étudié en URSS et j’ai exercé en tant que journaliste en Europe et au Moyen-Orient. Je partage les opinions et les convictions de mon personnage et j’adhère totalement à son combat.
Saladin de Saint-Josse ou l’adieu aux géraniums est un ouvrage qui entend dénoncer l’invasion du monde occidental par des forces obscurantistes mues par des croyances religieuses d’un autre âge et condamner la compromission et la capitulation des pouvoirs en place.
C’est un récit fantasmagorique relatant les tribulations d’un homme qui se retrouve aux prises avec une communauté d’individus sordides, envahissants et aux mœurs rétrogrades, présentés sous les traits de cafards, et qui cherchent à le dominer et à lui imposer leurs règles de vie.
Le narrateur-protagoniste, bien que d’origine musulmane, se sent plus concerné par le désastre qui se profile en Europe que les tenants de la civilisation judéo-chrétienne eux-mêmes. Il va tout donner dans ce combat contre les cafards.
Le roman aurait dû s’intituler « Salah de Molenbeek » étant donné qu’il met en avant un « chef » musulman appelé Salaheddine (Saladin), un guerrier provenant de Molenbeek et qui veut conquerir le monde. L’ouvrage ne s’inspire cependant nullement des récents évènements de Paris et de Bruxelles. Au moment des attentats de Paris, le livre était déjà chez l’éditeur. Ce sont ces évènements qui ont rattrapé le roman. Ce sont les « acteurs » du 13 novembre à Paris et du 22 mars à Bruxelles qui sont venus se frotter aux personnages du roman.
Saint-Josse est le point de départ de ce récit fantasmagorique, mais l’histoire ne s’y limite pas. On ira jusqu’au Cambodge…
L’ouvrage n’est pas conseillé aux adeptes du politiquement correct. Certains passages peuvent leur occasionner de serieux traumatismes. Mais le risque est minime en Belgique où le roman est boudé autant par les médias que par les libraires.

Le roman s’ouvre sur un avertissement: «Toute ressemblance avec l’auteur de ce livre est risquée»?

C’est un ouvrage résolument engagé. Il est anti-islamiste et anti-socialiste. Il défie l’alliance islamo-socialiste. Les deux axes du mal qui rongent l’Europe. Il est normal que l’auteur redoute les fatwas punitives islamiques et les lois répressives socialistes (comme la loi Moureaux) qui sont complémentaires en la matière.
Votre personnage perd parfois pied et il ne distingue plus toujours la frontière entre la réalité et l’imaginaire. On pourrait diagnostiquer un état schizophrénique. Mais au bout d’un moment se pose la question de savoir s’il s’agit de schizophrénie ou de lucidité, d’hyper lucidité. La lucidité sur «la catastrophe qui se profile» est-elle dangereuse pour l’équilibre mental?

On n’a pas besoin d’être lucide pour se rendre compte qu’on fonce tout droit sur un iceberg aussi gigantesque et aussi visible que le Fuji Yama, mais que ceux qui tiennent le gouvernail refusent de voir ou font semblant de ne pas voir.
La vraie schizophrénie est celle qui prévaut actuellement en Occident. L’Occident fait semblant de ne pas savoir et, tout en sachant ce qu’il sait, traite le problème comme s’il ne savait pas. Tout est fait pour éviter de prononcer le mot « islam ».
Cette schizophrénie ne peut mener que vers un désastre. Comment peut-on combattre l’islamisme et en même temps fricoter avec ceux qui le financent ? Comment peut-on combattre l’islamisme et en même temps encourager et financer la construction de lieux de culte islamiques. Des lieux de culte qui, comme aime à le déclamer le chef de l’Etat turc, seront des mosquées-casernes avec des minarets-baïonnettes, des coupoles-casques et des régiments de croyants-soldats combattants prêts à mourir pour la cause d’Allah.
Mais peut-être n’est-il pas correct de dire que ces lieux de culte « seront ». Ils le sont déjà.
Vous constatez avec sévérité la faiblesse de l’Occident et la veulerie des hommes politiques face à une immigration qu’ils considèrent comme une source de profit. Si vous aviez Philippe Moureaux devant vous, que lui diriez-vous ?

Je n’irais certainement pas à jusqu’à répéter ce qualificatif de « fils de pute » que le président des Philippines a attribué récemment à Hussein Obama alors qu’il trônait encore sur la Maison- Blanche. Ça ne servirait à rien. Moureaux n’en serait que très fier. Il se sentirait l’égal de l’ex-président américain. Je n’irais pas, non plus, jusqu’à lui dire qu’il est le plus vil homme politique que la Belgique ait jamais engendré. Ça ne servirait à rien. Il le sait parfaitement. Que voulez-vous dire à un homme qui a sacrifié son pays, son honneur et sa dignité pour un siège au parlement et pour la gâterie d’une musulmane… Non, je ne lui dirais rien, j’éviterais de le regarder et je changerais tout simplement de chemin. A moins que… A moins que je n’aie une batte de base-ball entre les mains…
Dans mon ouvrage, il y a un personnage qui lui ressemble quelque peu. Je laisse aux lecteurs le soin de le découvrir.
Vous affirmez que la Belgique est désormais terre d’islam pour de nombreux musulmans. Voulez-vous nous expliquer ce phénomène?
Pour les musulmans, le monde est divisé en deux parties. Il y a, d’un côté, la «Terre d’islam» qui regroupe l’ensemble des pays où les musulmans peuvent élever des mosquées et pratiquer librement et publiquement leur religion (effectuer les cinq prières quotidiennes, observer le jeûne du Ramadan, procéder au rite de l’immolation, avoir plusieurs épouses…», et de l’autre côté, la «Terre de guerre», soit les pays qui restent à soumettre à l’islam.
La Belgique est considérée comme étant une « Terre d’islam » et doit, par conséquent, être gouvernée par des musulmans avec l’instauration et l’application de la loi islamique, la « charia ». C’est ce à quoi tendent officiellement les formations politiques et militantes comme le «Parti Islam» ou «Charia4Belgium» avec le soutien et les encouragements des partis en place, le PS en premier lieu. C’est un projet auquel la grande majorité des musulmans du pays accorde son adhésion.
La Belgique est un pays où les versets du Coran résonnent haut et fort partout et comme nulle part ailleurs. Que ce soit chez l’épicier, le boucher ou le coiffeur, vous êtes obligés de vous soumettre aux psalmodies du Coran. Dans certaines surfaces commerciales et espaces publics, la parole d’Allah prend le dessus sur tout.

L’islamisation de la Belgique est-elle inéluctable?

L’islamisation de la Belgique, et de l’Europe dans son entièreté, est en marche. Les musulmans sont convaincus que l’Europe ne tardera pas à faire la profession de foi islamique et à s’incliner en direction de la Mecque. Beaucoup d’Européens, non musulmans et autres athées de gauche, notamment parmi les élites intellectuelles et politiques, en sont tout aussi convaincus. Ils s’empressent de se mettre au service de l’islam ou de carrément se convertir de façon à se mettre à l’abri. Pour pratiquement tous les pays islamiques, les monarchies du Golfe en particulier, l’Europe est mûre et ne va pas tarder à tomber dans l’escarcelle d’Allah. Ils ne lésinent pas sur les moyens financiers pour accélérer cette chute de l’Europe.
Cette chute semblait effectivement inéluctable avec la soumission de plus en plus criante des gouvernements occidentaux à l’islam. Mais on assiste depuis quelque temps à un sursaut de dignité chez les populations autochtones. Le camp des patriotes s’organise. Des succès politiques ont déjà été remportés çà et là. La presse insoumise de réinformation se développe partout. Les médias officiels n’ont plus le monopole de l’information. Tout comme lors des récents bouleversements dans le monde arabe, les réseaux sociaux en Europe occidentale sont utilisés pour relayer et transmettre les informations occultées par les médias officiels. L’apparition de groupes et formations de résistance sur le terrain (tel les « Soldats d’Odin » dans les pays du Nord) est plus que prometteur. De plus, les ressortissants chrétiens des pays de l’Est, qui arrivent en masses dans les pays de l’Ouest, sont en mesure de bouleverser la donne et de contrecarrer l’avancée islamique. Ces ressortissants n’ont pas été inoculés par le virus paralysant et dégradant du «vivre-ensemble» et ne se laisseront pas faire. C’est avec soulagement qu’on constate, aujourd’hui, que l’espace public n’est plus monopolisé par les musulmans et les dialectes arabes. L’Europe de l’Est, qui a déjà contribué à la défaite du fascisme hitlérien, pourra nous aider à nous libérer du fascisme islamique.
Il va sans dire que le changement d’administration intervenu à la Maison-Blanche est également de nature à encourager le combat et stimuler la résistance des patriotes. Les équipes au pouvoir en Europe sont aux abois. Leur pouvoir chancelle. Le salut de l’Europe passe par l’élimination de ces équipes corrompues et vendues à l’islam.
Vous citez Ibn Khaldoun, philosophe et historien du XVe siècle et précurseur de la sociologie moderne: «En raison de leur nature sauvage, les Arabes sont des pillards et des destructeurs. La véritable nature de leur existence est la négation de la construction, qui est le fondement de la civilisation. La civilisation s’est toujours effondrée avec la poussée de la conquête arabe». Vous êtes vous-même Arabe, mais vous semblez avoir fait le choix de l’Occident, comment vivez-vous ce «déracinement»?
J’ai eu la chance de bénéficier d’un milieu familial et d’un enseignement hérité du protectorat français qui m’ont libéré très tôt de mon arabité et de mon islamité. Au lycée, à l’époque, on étudiait Camus, Sartre, Marx, Hegel… Très peu de temps après, la monarchie marocaine décidait de mettre fin à cet enseignement «subversif» et optait pour l’arabisation à outrance. Ce fut le début de la descente dans les abîmes de l’ignorance et de la médiocrité. Les générations qui allaient suivre n’ont plus qu’Allah et le Coran comme références. Quant à ce que disait Ibn Khaldoun, il est plus que jamais d’actualité, et cela se vérifie chaque jour. Ici même en Belgique et ailleurs.

Vous n’êtes pas tendre avec vos compatriotes marocains?

Je suis irrité par l’obséquiosité sans limite des Marocains à l’intérieur du pays et choqué par l’ingratitude qu’ils affichent vis-à-vis des pays d’accueil à l’extérieur. Il n’y a pas de quoi être fier. Les Marocains ont aussi perdu le sens de l’honneur, de la dignité et l’esprit de révolte et d’insoumission qui les caractérisaient. Le Maroc renfermait il y a encore quelques décades, un territoire soumis à l’autorité centrale (le pays Makhzen) et un territoire beaucoup plus vaste, rebelle, insoumis, hors-la loi (le pays Siba). Ce dernier a complétement disparu. Tout le pays est aujourd’hui asservi. Et tout son peuple aussi.
Le régime marocain n’échappe pas à vos critiques?
Je dénonce surtout le système de la justice marocaine qui est rendue au nom du roi. En fait, elle est plus vendue que rendue. Je dénonce la corruption présente partout ainsi que la torture qui, au Maroc, fait institutionnellement partie des droits de l’homme. Tout le monde y a droit. 

Vous évoquez la légende d’un âne qui se transforme en prince et qui donne naissance à la dynastie des Anaouites, vous en voulez à la monarchie?

J’ai surtout voulu démystifier cette fabulation qui veut que le roi soit de droit divin. Je suis choqué quand j’entends dire le «royaume chérifien». Les Alaouites ont usurpé le Maroc comme les Saoudiens ont usurpé l’Arabie. Le Maroc n’est ni alaouite, ni chérifien. Il est, avant tout, un pays de ce qu’on appelle les «Amazighs», soit le pays des «Hommes libres».

Ne craignez-vous pas des poursuites?

Avec les fatwas islamiques, les lois socialistes et la justice de Sa Majesté, je risque en effet de me retrouver dans de beaux draps…
Ne disais-je pas que toute ressemblance avec l’auteur de ce livre était risquée?

Merci Issa Messin pour cet agréable entretient.

 

« Saladin de Saint-Josse ou l’adieu aux géraniums » par Issa Messin est en vente sur Amazon et à la FNAC.

Issa Messin présentera son livre à la foire du livre de Bruxelles qui se tient du 9 au 13 mars 2017 sur le site de Tour & Taxis.

 

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